Étude de la séroprévalence anti-SARS-CoV-2 (COVID-19) au sein de l’Université de Liège (SARSSURV)


L’ULiège mène une étude épidémiologique de très grande envergure au sein de sa communauté. Objectif : mieux comprendre le virus et définir les conditions de retour à une vie normale.

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Depuis plusieurs mois, un groupe multidisciplinaire de scientifiques de l’ULiège développe un tableau de bord qui permet de déterminer les conditions de déconfinement pour un groupe donné.

Ce tableau de bord doit être alimenté par un grand nombre de données : taux de positivité, proportion de personnes ayant des anticorps, état vaccinal, présence de variants … Pour récolter ces données, l’ULiège va mener une étude épidémiologique auprès de 2500 volontaires : 1000 membres du personnel et 1500 étudiant·e·s, soit presque 10% de la communauté universitaire ! « Il s’agit d’une des études épidémiologiques les plus ambitieuses au monde et, dans un nouvel élan solidaire, nous faisons appel à la communauté universitaire pour nous aider à définir de manière scientifique le moyen de revenir à une vie normale », explique le Pr Fabrice Bureau, vice-recteur à la recherche et responsable, avec le Pr Laurent Gillet , le Pr Daniel Desmecht et le Dr Gilles Darcis (CHU de Liège), de cette étude de séroprévalence. 

Qui est concerné par cette étude ?

L’étude, qui a débuté en avril 2021, se poursuit cette nouvelle rentrée académique. Seules certaines catégories de personnes ne sont pas ciblées :

  • Les membres du personnel ayant une fin de contrat avant le 31 décembre 2021;
  • Les étudiant·e·s de Bac 1 et les cohortes diplômantes.

Actuellement, plus de 1000 participant·e·s ont accepté de poursuivre leur implication dans l’étude. Cependant, afin d’atteindre notre objectif, une nouvelle période de recrutement va être lancée en cette nouvelle rentrée académique.
Les étudiant·e·s qui remplissent les critères d’inclusion vont recevoir par email une invitation à participer à l’étude avec un lien d’inscription. En cliquant sur ce lien, ils seront redirigés vers une plateforme en ligne où un consentement éclairé sera proposé et où toutes les informations de protection des données et de respect de la vie privée (RGPD) seront détaillées. La participation se fait sur base volontaire.

Envie d’en savoir plus et/ou de participer à l’étude ? Envoyez un mail à contact@sarssurv.be

Déroulement : 2 phases

Les volontaires seront amené·e·s à signer un formulaire de consentement pour confirmer leur participation. Une fois leur consentement reçu, ils recevront un pack composé de 13 kits d’auto prélèvement salivaires, de 4 kits d’autotest sanguin, d’1 kit de gargarisme et d’étiquettes d’identification.

La 1re phase de l’étude vise à collecter les résultats de tests salivaires hebdomadaires de chaque participant·e et, une fois par mois, le résultat d’un autotest sanguin. En cas de positivité à l’une ou l’autre de ces analyses, le volontaire est alors invité à participer à la phase 2. Par ailleurs, si un volontaire est vacciné au cours de la première phase, il est également invité à participer à la phase 2.

En quoi consiste la phase 1 ?

Le volontaire réalise chaque semaine un test d’auto prélèvement salivaire qu’il dépose dans un des points de collecte ULiège.

Autotest sanguin

Cette analyse est réalisée une fois par mois. Il s’agit d’un autotest réalisable très facilement chez soi en prélevant une goutte de sang au bout du doigt, de façon assez similaire à la mesure d’une glycémie chez un·e patient·e diabétique.

Questionnaire démographique et clinique

Lors de son inscription, le volontaire est invité à compléter en ligne un questionnaire démographique et clinique, afin de mieux connaître ses antécédents cliniques (notamment une infection à SARS-CoV-2), son statut vaccinal et traitements éventuels.

Questionnaire d’hésitation vaccinale

Le volontaire sera invité à compléter en ligne un questionnaire sur la vaccination Covid-19 lors de son inscription mais également à la fin du programme de vaccination. L’objectif est d’identifier et comprendre, dans un processus longitudinal, l’évolution des facteurs influençant l’intention et la décision de vaccination contre la Covid-19.

En quoi consiste la phase 2 ?

En cas de positivité au test salivaire et/ou à l’autotest sanguin, le volontaire entre dans la phase 2 de l’étude. Il en est de même si la personne est vaccinée en cours d’étude.

 

Échantillon de salive

Comme lors de la phase 1, le volontaire continue de réaliser son test d’auto prélèvement salivaire une fois par semaine.

Gargarisme

En cas de positivité au test salivaire, le volontaire est invité à réaliser un gargarisme afin que le virus qu’il porte soit identifié et conservé. L’échantillon est réalisé par le volontaire et récupéré au domicile pour respecter la période de quarantaine.

Échantillons sanguins

Pour les participant·e·s présentant un résultat positif au test salivaire, une prise de sang est réalisée après la période de quarantaine (et ensuite tous les trois mois).
Pour les participant·e·s vaccinés ou présentant un résultat positif à l’autotest sanguin, une prise de sang sera réalisée dès l’entrée dans la phase 2 (et ensuite tous les trois mois).
L’objectif de ces prélèvements sanguins est de déterminer si les anticorps développés sont neutralisants (c’est-à-dire capables de neutraliser le virus) et de déterminer l’amplitude et la durée de leur présence.

Symptômes COVID-19

Pour les participant·e·s présentant un résultat positif au test salivaire, les symptômes liés la COVID-19 seront enregistrés à raison de deux fois semaine pendant trois semaines. Des échelles d’intensité permettent de préciser la perception des symptômes. Il sera complété lors d’une communication téléphonique entre le participant et l’infirmière de recherche.

Symptômes liés à la vaccination

Un questionnaire interrogeant différents symptômes liés aux différentes doses de vaccination sera proposé aux participants au moment de la prise de sang.

Accéder à la plateforme de l'étude SARSSURV

Cette étude est également menée en parallèle auprès d’autres cohortes : le personnel hospitalier de première ligne, les patient·e·s immunodéprimé·e·s et les patient·e·s souffrant de la maladie d’Alzheimer, ainsi que leur famille. Ces populations comportent des particularités qui rendent le déconfinement difficile. « En les étudiant, nous espérons pouvoir définir les conditions dans lesquelles un retour à une vie normale est possible au sein de ces populations », précise le Pr Fabrice Bureau.

Étude SARSSURV
Contact

Recrutement et suivi des participant·e·s
contact@sarssurv.be

+32(0)492 43 63 57

SARSSURV STUDY

modifié le 08/12/2021

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